jeudi 30 mai 2024

Le CICC pour plus de valeur-ajoutée au cajou dans les pays associés!!!

FR EN PT
  • qxif-facebook-square
  • qxif-twitter-square
  • qxif-youtube-square

Le Togo est membre fondateur et signataire de la Convention constitutive du CICC le 16 novembre 2016 à Abidjan, à travers le Colonel Agadazi Ouro-Koura, Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de l’Hydraulique. Depuis la création de l’Institution, le Togo a pris part à toutes les rencontres du Conseil des Ministres.

Actuellement, siègent au Conseil des Ministres au titre du Togo, conformément à la Convention constitutive de l’Institution, M. Antoine Lekpa Gbegbeni, Ministre de de l’Agriculture, de l’Elevage et du Développement Rurale et Madame Kayi R. MIVEDOR-SAMBIANI, Ministre du commerce, de l'artisanat et de la consommation locale.

Profil économique, social et environnemental

Le Togo est un pays de l’Afrique de l’Ouest d’une superficie de 56.790 km² pour un pourcentage de terres agricoles de 22,2%. La population est estimée en 2021 à 8.478.242 habitants pour une croissance démographique de 2,4%. Les PIB global et par habitant sont respectivement de 8,41 milliards USD et 992,3 USD en 2021, selon la Banque Mondiale. Le Togo connait deux saisons de pluies dans sa partie méridionale et une saison dans celle septentrionale. La hauteur moyenne de pluies varie entre 900 mn par an dans l’extrême nord à 1.100 mm au sud pour une température moyenne de 28,45 degrés Celsius. Les conditions écologiques du Togo sont bien favorables à la culture fruitière du cajou, particulièrement dans sa partie centrale et nordique.

Secteur de cajou en bref

Le cajou est produit au Togo dans les zones considérées comme très favorables se situant en grande partie à l’Est du pays tout le long du bassin du fleuve Mono, en partant d’Atakpamé vers le Nord et particulièrement traversant Anié, Elavagnon, Soutouboua, Tchamba et Tchaoudjo. Ces zones très favorables s’étendent également dans les autres parties de la Région Centrale et de la Kara, et une partie des Savanes, mais interrompues par les parties montagneuses de ces régions. Au sud et au nord de ces zones très favorables, les conditions agroécologiques sont peu favorables du fait de quelques facteurs limitants que sont la durée de la saison sèche plus courte au sud d’Atakpamé et du climat   plus rude au Nord du pays. Le cajou a été retenu parmi les filières agricoles prioritaires du Togo et a fait l’objet d’une analyse approfondie en octobre 2015. Cette analyse, portée par le Ministère en charge de l’agriculture et soutenue par le Centre d’Innovations Vertes pour le secteur agro-alimentaire au Togo (ProCIV) & le Programme pour le Développement Rural et l’Agriculture au Togo (ProDRA), vise à promouvoir le secteur. Les superficies couvertes par les plantations de cajou au Togo peuvent être estimées à 105.000 hectares pour une production d’environ 35.000 tonnes annoncée pour la campagne 2022-2023 de commercialisation lancée le 30 août 2022 à Sokodé. Bien que les noix produites dans le pays soient de bonne qualité recherchée par les acteurs, les rendements moyens demeurent faibles, entre 300 à 350 kg par hectare, du fait de la qualité du matériel végétal et de la pratique agricole non optimale. La part de la production transformée localement reste en dessous de 5% et portée principalement par l’usine Cajou Espoir installée à Tchamba en région Centrale. Quatre (04) unités de transformation de taille variable sont installées pour une capacité cumulée en 2022 de  15.000 tonnes/an  de noix brutes avec un taux d'utilisation de 40% . Les exportations ont été de 28.300 tonnes en 2022 au prix de 575 FCFA. Au Togo, le cajou représente le quatrième produit de rente du pays en termes de tonnage après le coton, le café et le cacao.

Organisation du secteur

Au Togo, il n’existe pas d’autorité de régulation ou de gouvernance du secteur de cajou. Ce dernier est principalement porté d’une part, par le ministère en charge de l’agriculture pour les aspects de production et d’autre part, par celui en charge du commerce et de l’industrie pour les questions de transformation et de la commercialisation. En soutien à ces deux ministères techniques, le Conseil Interprofessionnel de la Filière Anacarde du Togo (CIFAT), constitué des organisations telles ques la Coopérative des pépiniéristes d’anacarde du Togo (COPAT), la Fédération nationale des coopératives productrices d’anacarde (FNCPA),  l'Association togolaise des  transformateurs d’anacarde (ATTA), l'Association des acheteurs d’anacarde du  Togo (3A-TOGO) et  le Conseil des exportateurs de la filière anacarde (CEFA), assure la mission de plateforme des acteurs et d’interface avec le gouvernement. Par ailleurs, des dispositions de coordination et de réglementation dans la filière ont été prises avec la création du Comité de coordination de la filière anacarde au Togo (CCFA) avec des textes réglementaires relatifs au statut et compétence des acheteurs, exportateurs, etc…, ainsi qu’aux modalités de déroulement de la campagne de commercialisation (agrément aux acteurs, par ex.).

Mesures incitatives de promotion du Cajou

Pour promouvoir durablement le secteur du cajou, le Togo a initié des mesures pour promouvoir la production et la transformation qui se résument au développement du matériel végétal performant pour la multiplication et distribution des plantules aux producteurs , l’encadrement des producteurs, quelques facilités d’accès aux crédits pour la production et la transformation. Ces mesures concernent: 

  • La mise en œuvre d’une réglementation en faveur de la promotion de la commercialisation du cajou et ses produits dérivés
  • L'appui et subvention des producteurs en Matériel végétal amélioré (MVA)
  • La mise en œuvre d’autorisations d’agréments d’achat et d’exportation des noix de cajou et ses dérivés
  • L'élaboration et la mise en œuvre de projets structurants en faveur de la promotion du cajou (PRODAK, etc.)
  • Le renforcement des capacités des acteurs de la chaine de valeur (formations, équipements, appui à la mise en place de SMQ, accompagnement à la certification, soutien à la participation aux foires, etc.)

Mise en œuvre d’initiatives de traçabilité des noix de cajou, etc

Projets et programmes de promotion de cajou

Projets & Programmes

Période exécution

Sources Financement

Domaines intervention

Institution d’exécution

Budget estimatif (USD)

Centre d’Innovations Vertes pour le secteur agro-alimentaire au Togo (ProCIV)

ND

BMZ

Toutes les chaînes de valeur

GIZ

ND

Programme pour le Développement Rural et l’Agriculture au Togo (ProDRA)

ND

BMZ

Toutes les chaînes de valeur

GIZ

ND

Institutions et personnes représentant le CICC

Le Bénin est représenté au CICC par :

  • Le Ministère de l’Agriculture, de l’élevage et du développement rural. Point Focal : Anani Kodjogan KPADENOU, Directeur des Filières Végétales, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • Le Ministre du commerce, de l’industrie et de la consommation locale. Point Focal : M. Talime ABE, Directeur du Commerce Intérieur et de la Concurrence, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

tg