jeudi 30 mai 2024

Le CICC pour plus de valeur-ajoutée au cajou dans les pays associés!!!

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Le Bénin est membre signataire de la Convention constitutive du CICC le 16 novembre 2016 à Abidjan, à travers Monsieur Lazare Maurice SEHOUETO, Ministre du l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, en tandem avec son collègue en charge de l’agriculture. Le Bénin a assuré la présidence du l’Institution de septembre 2018 à décembre 2019 à travers successivement Monsieur Joseph Serge AHISSOU et Madame Shadiya Alimatou Assouman, Ministres de l’Industrie et du Commerce du pays.

Actuellement, siègent au Conseil des Ministres au titre du Bénin, conformément à la Convention constitutive de l’Institution, M. Gaston Dossouhoui, Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et Mme Shadiya Alimatou Assouman, Ministre de l’Industrie et du Commerce.

Profil économique, social et environnemental

Le Bénin est un pays de l’Afrique de l’Ouest d’une superficie de 114.760 km² pour un pourcentage de terres agricoles de 35%. La population est estimée en 2021 à 12.451.031 habitants pour une croissance démographique de 2,7%. Les PIB global et par habitant sont respectivement de 17,79 milliards $ et 1.428,4 $ en 2021, selon la Banque Mondiale. Le Bénin connait deux saisons de pluies dans sa partie méridionale et une saison dans celle septentrionale. La hauteur moyenne de pluies varie entre 900 mn par an dans l’extrême nord à 1.100 mm au sud pour une température moyenne de 28,45 degrés Celsius.

 Secteur de cajou en bref

Le cajou est produit dans neuf départements sur douze que compte le Bénin, à savoir l’Alibori, l’Atacora, le Borgou, la Donga, le Couffo, les Collines, l’Ouémé, le Plateau et le Zou. Le secteur a été retenu parmi les filières agricoles à Haute Valeur Ajoutée (HVA) à promouvoir en raison de : (i) sa forte capacité à contribuer à la création d’emplois et de revenus aux populations surtout les jeunes et les femmes, (ii) sa contribution à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et (iii) sa grande opportunité d’exportation agricole à côté du coton. En 2023  les superficies couvertes par les plantations de cajou au Bénin sont estimées à plus de 376,141 hectares pour une production d’environ 215.809 tonnes. On estime à 250.000 le nombre de producteurs de cajou dont 8,57 % sont des femmes. Bien que la qualité des noix produites dans le pays soit de très bonne qualité (en moyenne 48 KOR) et recherchée par les acteurs, les rendements moyens demeurent faibles avec 400 kg  par hectare. Quatorze (14)  usines de transformation sont installées pour une capacité cumulée en 2023 de 130.800 tonnes y compris les nouvelles unités en cours de démarrage mais environ 17.700 tonnes de noix brutes sont traitées en amandes. Dans la même période, il a été produit au Bénin environ 112.500 litres en jus de pomme de cajou. Le cajou contribue à 3% au PNB et 7,4% au PIBA, ce qui le place en 2ième position après le coton qui occupe une par d 25% du PIBA. Le Benin a un volume de noix brutes exporté qui est équivaut à 159.898 tonnes dont le prix au Kg variait entre 375 à 635 F CFA. Le montant de la taxe à l'exportation de noix brutes est de 50 FCFA/Kg au cordon portuaire. De même, pour encourager la libre concurance du marché, la fixation du prix plancher des noix brutes est suspendue en 2022. A partir d'avril 2024, l'exportation de noix brutes à partir du Bénin sera interdite pour donner priorité à la transformation de toute la production sur place.

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 Organisation du secteur

Au Bénin, il n’existe pas d’autorité de régulation ou de gouvernance du secteur de cajou. Ce dernier est principalement porté d’une part, par le ministère en charge de l’agriculture pour les aspects de production et d’autre part, par celui en charge du commerce et de l’industrie pour les questions de transformation et de la commercialisation. En soutien à ces deux ministères techniques, l’Agence de Promotion des Investissements et des Exportations (APIEx), rattachée à la Présidence de la République, est le bras opérationnel du Gouvernement en matière de développement des investissements au Bénin et promouvoir, entre autres produits, le cajou. L’APIEX s’appuie sur deux outils que sont le code des investissements et la loi sur les Zones Économiques Spéciales (ZES) pour la promotion des investissements au Bénin. Les acteurs privés du secteur sont regroupés en Interprofession de la Filière Anacarde du Bénin (IFA-Bénin) constituée de la Fédération national des producteurs d’anacardes du Bénin (FENAPAB), le Conseil National des Transformateurs de Cajou (CNTC), le Conseil National des Exportateurs de Cajou du Bénin (CoNEC) et la Fédération Nationale des Acheteurs de Produits Agricoles et Tropicaux (FENAPAT).

 Mesures incitatives de promotion du Cajou

Le Bénin a créé la Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) située à 45 km de Cotonou et est dédiée à la transformation locale de produits agricoles dont le coton, les noix de cajou, les ananas, les noix de karité et le soja, entre autres. GDIZ devrait attirer un investissement d'au moins 1,4 milliard de dollars dans la première phase pour créer environ 12 000 emplois. GDIZ est un partenariat public-privé entre la République du Bénin et ARISE IIP qui a signé un partenariat avec le gouvernement béninois pour concevoir, financer et exploiter la Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) et prend en charge la totalité de l'investissement de 1,5 milliard USD pour la construction de la zone industrielle. Le Bénin accorde aux promoteurs de la transformation de cajou, des facilités dont les exonérations d’équipement et l’exemption des taxes et impôts sur les premières années de vie des unités de transformation. En vue de favoriser l’implantation d’industries de transformation agroalimentaire, source d’emplois et de plus-value pour l’économie nationale, le Gouvernement a notamment adopté le décret n° 2022-214 du 30 mars 2022 portant conditions de déroulement de la campagne de commercialisation 2021-2022 des noix de cajou. Ce texte précise que l’exportation des noix brutes de cajou est interdite, pour compter du 1er avril 2024. Dans le but de préserver au mieux les intérêts des acteurs d’ici à cette date, il est mis en place un cadre transitoire d’exportation du cajou et du soja, avec une organisation de nature à en garantir l’efficacité. Avant cette échéance d’interdiction des exportations des produits visés, une période transitoire est considérée au cours de laquelle les détenteurs d’agrément devront satisfaire les besoins des industries locales avant exportation du reste de leurs stocks sur la base d’une autorisation expresse.

 Projets et programmes de promotion de cajou

Projets & Programmes

Période exécution

Sources Financement

Domaines intervention

Institution d’exécution

Budget estimatif (USD)

PADEFA ENA

4 ans

BAD

Production

Transformation

Commerce

ATDA-4/MAEP

24.000.000

PACOFIDE

2021-2026

Banque Mondiale

Production

Transformation

Commerce

Financement

Politique

MAEP

188.000.000

ProCASHEW

2019-2024

USDA

Production

Politique

CNFA

ND

BéninCajù

2016-2023

USDA

Production

Transformation

Commerce

Financement

Politique

TechnoServe

ND

PROFI/

ND

ND

Commerce

ENABEL

ND

PNDF ND ND

Production

Transformation

Commerce
ND

Institutions et personnes représentant le CICC

Le Bénin est représenté au CICC par :

  • Le Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage (MAEP). Le Point Focal est Mr Sylvestre FANDOHAN, Conseiller Technique du Ministre, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..
  • Le Ministère de l’Industrie et le Commerce (MIC). Le Point Focal est Mr Marius T. KONSAGO YARGO, Directeur Promotion Commerce Intérieur Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

 Localisation géographique de la production du cajou

ben